La cuisine de rue marrakchie tient dans quelques préparations. Vous les croiserez partout, du comptoir de quartier à l'étal du soir. Voilà celles qui comptent, et à quoi les reconnaître.
Msemen et baghrir, les crêpes du matin
Le msemen est la crêpe feuilletée que vous voyez plier et dorer sur toutes les plaques du matin. La pâte est étirée très finement à la main, huilée, puis repliée en carré plusieurs fois : c'est ce feuilletage qui donne les couches croustillantes dehors, moelleuses dedans. On le mange chaud, avec du miel, du beurre fondu ou de l'amlou (la pâte d'amande à l'argan), et parfois salé, fourré de viande hachée et d'oignons épicés. Chaud, il croustille ; froid, il devient caoutchouteux et sans intérêt. Visez donc un comptoir qui les cuit à la commande.
Son cousin, le baghrir, est une crêpe à mille trous, spongieuse comme une éponge, faite de semoule fine ; il boit le miel et le beurre fondu comme rien d'autre. Les deux se commandent souvent ensemble, avec une galette de harcha plus rustique, pour un vrai petit-déjeuner de rue. Si vous voulez creuser la technique et les bonnes adresses, notre page dédiée au msemen va plus loin.





