Confondue parfois avec une soupe de tomate enrichie, la harira est en réalité un plat complexe à lire : bouillon longuement mijoté, légumineuses et viande, lien final au tedouira (farine + eau) ajouté en fin de cuisson, herbes fraîches au service. Chaque élément compte. Pendant le Ramadan, elle structure le ftour — rupture du jeûne — avec les dattes et la chebakia ; le reste de l'année, c'est un plat de dîner léger ou une entrée dans les menus marocains complets. Pour goûter une vraie harira à Marrakech, viser un café traditionnel comme Café Clock, ou un menu complet dans un riad comme Dar Lamine Sebbarh.