Tajine ou couscous — le vrai partage
Le débat sur le « plat national » du Maroc oppose deux logiques complémentaires. Le tajine (du nom du récipient, pas d'un plat) désigne en réalité une méthode — cuisson lente à l'étouffée dans un plat en terre à couvercle conique — qui se décline en cent variantes : agneau-pruneaux, kefta-œuf, poulet-citron confit-olives, poisson-chermoula. C'est le plat du quotidien, présent sur chaque carte, à chaque saison. Le couscous, lui, est le plat du vendredi — la tradition veut qu'il soit préparé le matin même et servi à midi, moment où la famille se réunit après la grande prière. Dans les restaurants sérieux de Marrakech, commander un couscous un autre jour que le vendredi est impossible — il n'a pas été préparé.
