À Marrakech, un dîner d'affaires (un repas de travail où la conversation compte autant que l'assiette) se joue sur une table posée, c'est-à-dire une table où l'on dîne sans show ni cabaret, à Guéliz ou à l'Hivernage, loin des dîners-spectacles de la Médina où il faut hausser la voix. C'est la première décision, et elle compte plus que le choix de la cuisine. La plupart des grandes adresses du soir en ville sont pensées pour la fête, avec scène, danse et DJ. Un dîner de travail demande tout le contraire.
Le bon type de table pour un dîner d'affaires (et où le trouver)

Chouchou, côté Guéliz sur l'axe Hassan II, est la table au calme la plus sûre. C'est un bar-à-manger sans show, au cadre soigné et à l'ambiance apaisante, dont la cuisine méditerranéenne tourne autour du kamado, le four-braise en céramique qui cuit les viandes lentement. Les entrées vont de 90 à 160 MAD (œuf parfait 90, encornets grillés 120, carpaccio de bœuf 130, salade de poulpe 140), les plats de 160 à 210 MAD, et les belles pièces au feu montent jusqu'au T-Bone de bœuf à 380 MAD. Comptez autour de 400 MAD par personne. On s'y entend parler, ce qui est exactement ce qu'un repas de travail demande.

Noto, à Guéliz aussi, joue la carte italienne soignée, sans cabaret ni spectacle. Le cadre est contemporain et net, le dressage précis, le service formé, et la carte des vins l'une des plus travaillées du quartier. Les prix vont de 180 à 640 MAD, avec une addition moyenne autour de 399 MAD : carpaccio et burrata en entrée, tagliata de bœuf ou daurade en plat, tagliolini à la truffe fraîche pour qui veut marquer le coup. Le bar prend le relais après le dîner, donc calez votre créneau sur le repas, avant que la soirée ne bascule. Ces deux adresses partagent l'essentiel pour un repas professionnel : pas de scène, une vraie cuisine, un niveau sonore qui laisse discuter.



