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Deux chaises et des verres de thé sur un rooftop face aux toits de Marrakech et à l'Atlas au soleil couchant

Dernier soir avant le départ : où dîner à Marrakech pour une belle sortie

Le blogPublié · 2026-07-06Lecture · 9 min

Pour votre dernier dîner à Marrakech, choisissez l'adresse pour le souvenir qu'elle laisse, pas pour un classement : une dernière vue en rooftop au coucher du soleil, une soirée qui marque en palais-restaurant, ou une dernière saveur marocaine simple et vraie. Le dernier soir, ce dîner qui clôt le séjour la veille du retour, ne se joue pas comme les autres : il faut composer avec un vol souvent matinal, des bagages à finir, et l'envie de repartir avec le goût de la ville en bouche. Comptez d'un rooftop marocain autour de 130 MAD par personne à un palais-spectacle au-delà de 350 MAD. Ce guide ne refait pas la carte générale de la ville, ni le choix d'ambiance de fond : pour ça, notre guide pour choisir sa soirée par ambiance et le hub où manger à Marrakech sont là. Ici, on cale la soirée du départ. Et si vous cherchez plutôt le tout premier repas de votre séjour, voyez notre premier soir à Marrakech (page à venir). Les prix cités viennent tous de cartes que nous avons vérifiées.

Choisir son dernier dîner : trois façons de bien finir le séjour

Un dernier dîner se choisit pour le souvenir qu'il laisse. Trois registres marchent bien pour clore un séjour, et l'un d'eux vous ressemble déjà : la dernière vue, la soirée qui marque, ou la dernière saveur marocaine simple.

La dernière vue, d'abord. Rien ne grave mieux une ville dans la mémoire qu'un rooftop, une terrasse en hauteur, au moment où le soleil tombe sur les toits. El Kennaria, en Médina à quelques minutes de Jemaa el-Fna, ouvre sa terrasse sur les minarets et l'Atlas, avec des plats de 90 à 165 MAD et une addition moyenne autour de 134 MAD. Montez une demi-heure avant le coucher du soleil : la vue sur l'Atlas doré est le vrai plat de la maison. Le Tanjia, sur la place des Ferblantiers, offre un autre rooftop, face au palais El Badi et ses cigognes, avec des plats de 150 à 190 MAD. Deux terrasses, une dernière image de la Médina au soleil couchant.

Patio d'un palais-restaurant vu à travers une grande arche, plafond peint, fontaine et tables sous les lanternes

Vient ensuite la soirée qui marque. Pour une sortie franchement mémorable, un palais-restaurant traditionnel fait le travail. Dar Essalam, grand palais de la Médina aux plafonds peints et aux fontaines (les équipes de James Bond y ont tourné), sert un couscous aux sept légumes à 180 MAD dans un patio spectaculaire, addition moyenne autour de 205 MAD, avec un spectacle gnaoua certains soirs. Une adresse qui reste en tête longtemps, parfaite pour un dernier soir en beauté.

Reste la dernière saveur marocaine simple. Pas besoin de faste : un bon riad festif suffit à partir sur la note juste. Dar Naji, riad-restaurant de la Médina avec musiciens tous les soirs, aligne une carte lisible et accessible, tajine de poulet beldi au citron à 130 MAD, couscous agneau à 124 MAD, pastilla poulet à 97 MAD. Formule rodée, ambiance chaleureuse, aucun risque. Trois façons de finir, trois budgets, et une seule question à trancher : quel souvenir voulez-vous emporter.

Vol tôt le lendemain : caler le dîner sur le départ

Un vol tôt, ce départ matinal qui vous fait quitter l'hôtel à l'aube, change tout au dîner de la veille. La règle tient en deux gestes : réservez tôt et dînez léger. Le service du soir démarre vers 19h30 à 20h dans la plupart de nos adresses ; visez ce créneau, dînez avant l'affluence, et vous êtes rentré à temps pour boucler les bagages et dormir un peu. Une table à la carte se règle en une heure et demie ; un dîner-spectacle vous garde bien plus longtemps.

Le quartier compte autant que l'heure. Choisissez une adresse près de l'endroit où vous dormez, pour rentrer vite et sans transfert compliqué la veille d'un vol. Si vous logez en Médina, El Kennaria (ouvert de 8h à 23h30) et Le Tanjia (jusqu'à minuit) restent proches et faciles. Si votre hôtel est à Guéliz ou à Hivernage, gardez une table du quartier et évitez de traverser la ville à l'heure du coucher. L'aéroport de Marrakech est proche du centre, mais un trajet de nuit après un dîner qui s'éternise reste le meilleur moyen de rater son réveil.

Terrasse de restaurant presque vide en tout début de service, dernière lueur du jour et premières ampoules allumées

Voilà pourquoi un dîner-spectacle, ce dîner accompagné d'un show de danse et de musique qui court sur toute la soirée, se garde plutôt pour l'avant-dernier soir. Jad Mahal et Narwama, les deux palais-spectacles de la Médina, ouvrent jusqu'à 2h et 1h30 : leur salle ne se remplit qu'après 21h et la soirée s'étire. Magnifique deux jours avant le départ, risqué la veille d'un vol de 6h. Pour cette liste des grandes soirées, notre page dîners-spectacles fait le tour ; ici, on vous dit surtout de ne pas la caser au mauvais moment.

Une dernière saveur marocaine à emporter

Pour repartir avec le goût de la ville, finissez sur un plat marrakchi, pas sur une cuisine internationale. Ce qui compte, c'est l'ancrage de l'assiette plus que son luxe : une dernière bouchée locale laisse une empreinte qu'un plat fusion ne donnera jamais.

Jarres de tanjia en terre cuite calées dans la cendre et les braises, vapeur s'échappant d'un couvercle

Le plat à viser porte un nom simple : la tanjia. C'est la spécialité signature de Marrakech, une viande (souvent du jarret de boeuf ou de l'agneau) confite des heures dans une jarre en terre cuite, cuite lentement sous les cendres, parfumée au cumin et au safran. Le Tanjia, qui porte le nom du plat, sert la sienne au boeuf et aux épices de Marrakech à 180 MAD. Vous la trouvez aussi en version marrakchia à Dar Essalam, au cumin et au safran pur, à 250 MAD, et chez El Kennaria à 165 MAD. Notre page dédiée à la tanjia raconte le reste de l'histoire.

Vue de dessus d'un couscous aux sept légumes sur une table basse de terrasse à la tombée de la nuit

Si la tanjia ne vous tente pas, deux valeurs sûres tiennent le même rôle. Le couscous aux sept légumes, chez Dar Essalam à 180 MAD. Ou le mechoui, l'agneau rôti entier à la broche, à 280 MAD dans la même maison, pour un dernier repas généreux. L'idée reste la même : une dernière assiette bien marocaine, avant le burger d'aéroport qui vous attend de toute façon. Pour explorer l'ensemble du registre, la cuisine marocaine rassemble nos tables testées.

Réserver (et garder un plan B) pour la veille du vol

Réservez votre dernier dîner comme les autres soirs prisés, mais gardez toujours un plan B, car tomber sur une salle complète la veille d'un vol gâche la sortie. Plusieurs de nos tables du soir se réservent en ligne, dont Dar Essalam, Le Tanjia, Dar Naji, Jad Mahal, Narwama et El Kennaria. Bloquez la table la mieux placée dès que vos dates sont sûres, surtout pour un dîner-spectacle en haute saison, où les meilleures places partent tôt.

Le plan B, c'est l'assurance du dernier soir. La veille d'un départ, vous n'avez pas la marge d'un autre jour : si l'adresse rêvée affiche complet, il vous faut une solution sous la main tout de suite. El Kennaria joue bien ce rôle, ouvert de 8h à 23h30, rarement plein en semaine, et il sauve un dernier dîner improvisé avec vue sur la Médina. Notez une adresse de repli à la carte dans le quartier de votre hôtel, et vous ne serez jamais coincé.

Mains d'un cuisinier essuyant le passe d'une cuisine en fin de service, salle vide et chaises empilées au fond

Un dernier point sur les horaires. Les heures que nous citons sont des heures d'ouverture, pas des heures de dernière commande, la limite au-delà de laquelle la cuisine ne prend plus rien. Un restaurant ouvert jusqu'à minuit peut fermer sa cuisine plus tôt, alors annoncez au téléphone que vous partez tôt le lendemain : on vous placera et on vous servira sans traîner. Si vous hésitez encore entre plusieurs registres pour ce dernier soir, notre sélection de rooftops vous aide à trancher.

Questions fréquentes

Pour aller plus loin

Où dîner à Marrakech pour son dernier soir ?

Choisissez selon le souvenir voulu. Une dernière vue en rooftop au coucher du soleil (El Kennaria, plats de 90 à 165 MAD ; Le Tanjia, 150 à 190 MAD), une soirée qui marque en palais-restaurant (Dar Essalam, couscous 180 MAD, addition ~205 MAD, spectacle gnaoua), ou une dernière saveur marocaine simple dans un riad festif (Dar Naji, tajine 130 MAD, couscous agneau 124 MAD). L'adresse suit l'émotion recherchée.

Comment organiser son dernier dîner avec un vol tôt le lendemain ?

Réservez tôt, vers 19h30-20h quand le service du soir démarre, et dînez léger à la carte plutôt qu'en dîner-spectacle qui court jusqu'à 2h. Choisissez une adresse dans le quartier de votre hôtel pour rentrer vite : en Médina, El Kennaria (8h-23h30) ou Le Tanjia (jusqu'à minuit) sont proches et faciles la veille d'un départ.

Quel plat marocain choisir pour un dernier repas typique ?

La tanjia, plat signature de Marrakech, viande confite des heures dans une jarre sous les cendres : Le Tanjia la sert au boeuf à 180 MAD, Dar Essalam en version marrakchia à 250 MAD, El Kennaria à 165 MAD. À défaut, un couscous aux sept légumes (Dar Essalam, 180 MAD) ou un mechoui d'agneau (280 MAD) laissent la même empreinte marocaine.

Faut-il réserver son dernier dîner, et que faire si tout est complet ?

Oui, réservez comme un autre soir prisé, surtout un dîner-spectacle en haute saison, en ligne chez Dar Essalam, Le Tanjia, Dar Naji, Jad Mahal, Narwama ou El Kennaria. Gardez un plan B pour la veille d'un vol : El Kennaria, ouvert de 8h à 23h30 et rarement plein en semaine, sauve un dernier dîner improvisé avec vue.

Peut-on faire un dîner-spectacle la veille du départ ?

C'est possible mais peu prudent avec un vol tôt : Jad Mahal et Narwama, les palais-spectacles de la Médina, ouvrent jusqu'à 2h et 1h30 et leur salle démarre après 21h. Réservez-les plutôt pour un avant-dernier soir, et gardez la veille du vol pour un dîner à la carte plus court.

À retenir
  • On choisit son dernier dîner par le souvenir voulu, pas par un classement : une dernière vue en rooftop (El Kennaria, Le Tanjia), une soirée qui marque en palais-restaurant (Dar Essalam), ou une dernière saveur marocaine simple (Dar Naji).
  • Les repères de prix par personne : rooftop marocain autour de 130-135 MAD (El Kennaria), table marocaine de la Médina 150-190 MAD le plat (Le Tanjia), riad festif avec spectacle autour de 195-205 MAD (Dar Essalam), palais-spectacle de 350 à 590 MAD (Jad Mahal, Narwama). Dar Naji reste l'option la plus accessible à la carte.
  • Avec un vol tôt le lendemain : réservez vers 19h30-20h, dînez léger à la carte, et restez dans le quartier de votre hôtel pour rentrer vite. Gardez le dîner-spectacle (Jad Mahal, Narwama, ouverts jusqu'à 2h) pour un avant-dernier soir.
  • Pour partir avec le goût de la ville, visez la tanjia, le plat signature de Marrakech (Le Tanjia 180 MAD, Dar Essalam 250 MAD, El Kennaria 165 MAD), ou un couscous / mechoui marocain plutôt qu'une cuisine internationale.
  • Réservez en ligne (Dar Essalam, Le Tanjia, Dar Naji, Jad Mahal, Narwama, El Kennaria) et gardez un plan B à la carte dans votre quartier : une salle complète la veille d'un vol gâche la sortie.
  • Pour choisir sa soirée par ambiance de fond, voyez le guide où dîner à Marrakech ; pour l'orientation générale, le hub où manger à Marrakech ; pour le tout premier repas du séjour, notre premier soir à Marrakech (page à venir).