La règle tient à un seuil. Au-dessus d'environ 300 MAD le couvert, la carte bancaire passe presque toujours : les riads-restaurants, les grandes tables de Guéliz et de l'Hivernage comme Al Fassia ou Comptoir Darna disposent d'un terminal, avec parfois un supplément de 2 à 3 % ajouté à la note. En dessous de ce seuil, changez de logique. Les gargotes, ces petites cantines populaires sans chichi, les cafés de quartier et les étals de la Médina fonctionnent en espèces, ou n'acceptent la carte qu'au-delà d'un montant minimum. Une adresse de quartier et bon marché comme Café Clock se règle, elle aussi, plus simplement en liquide.
Deux réflexes valent pour toute la ville. D'abord, Visa et Mastercard sont largement acceptées là où un terminal existe, l'American Express beaucoup moins : ne comptez pas dessus. Le sans contact se répand dans les tables modernes, mais reste inégal d'une adresse à l'autre. Ensuite, ne présumez jamais que le terminal fonctionnera. La panne de réseau, ou le « la machine ne marche pas » de fin de soirée, arrive souvent, et vous vous retrouvez à devoir payer autrement. La carte est un secours pour les grosses additions. Le liquide, lui, reste votre moyen de paiement principal du matin au soir.
Méfiez-vous de deux cas courants en tablée. Partager une même addition sur plusieurs cartes est souvent refusé, une seule transaction par table reste la norme : pour diviser la note entre amis, le liquide règle tout en trente secondes. Et si une adresse touristique propose de vous faire payer en euros, sachez que le taux appliqué est celui du patron, calculé à son avantage. Réglez en dirhams, vous paierez toujours moins cher que la conversion maison.