Marrakech se divise en deux mondes qui ne se réservent pas de la même façon. Le premier, celui des gargotes (ces petites cantines populaires sans façon), des cafés de quartier et des étals de la Médina, fonctionne sans réservation : vous vous présentez, on vous installe, et une table libre se trouve presque toujours. C'est vrai aussi des adresses simples aux heures creuses. Personne n'appelle pour un tajine à midi dans une cantine.
Le second monde est celui des tables courues, ces adresses très demandées où la salle se remplit vite : les riads-restaurants (maisons traditionnelles à patio transformées en restaurant), les tables de chef et les dîners-clubs (ces adresses modernes qui enchaînent un dîner soigné sur une soirée animée) de Guéliz et de l'Hivernage. Là, réservez. Une salle de taille modeste et une bonne note suffisent à afficher complet un soir de week-end. Le Noto, dîner-club design de Guéliz noté 4,5 sur Google avec plus de 1600 avis, le dit lui-même : la salle n'est pas très grande, mieux vaut réserver, surtout le week-end.
La règle tient donc en une phrase. Pas besoin de réserver pour les gargotes, cafés et cantines de la Médina, où l'on entre ; réservez en revanche pour les tables courues, riads-restaurants et dîners-clubs de Guéliz et de l'Hivernage, surtout du jeudi au samedi soir, quand la demande culmine. Dans le doute, un simple coup de fil dans l'après-midi vous dira si la table tiendra le soir même.