Une table en solo ne demande pas les mêmes lieux qu'un dîner à plusieurs. Les grandes adresses les plus visibles de la ville sont des palais à dîner-spectacle et des cabarets, taillés pour les tablées et les soirées de groupe. Seul, on s'y sent vite de trop. Alors on commence par le type d'adresse, jamais par le nom. Trois registres accueillent une personne seule sans que cela se remarque : le café ou café-restaurant, la place au comptoir ou en terrasse simple, et le rooftop à carte courte.
Manger seul à Marrakech : choisir le type d'adresse avant le nom

Au comptoir ou en terrasse de trottoir, le Café des Épices, sur la place Rahba Kedima des souks (la place aux épices), est l'exemple type. Un comptoir, ici, c'est le bar où l'on commande et où l'on peut s'installer seul face à la salle, sans occuper une table de quatre. On y prend un plat seul sans façon, une harira à 40 MAD, une salade marché à 70 MAD, un sandwich kefta à 90 MAD, et de vrais cafés au comptoir, un espresso à 15 MAD, un thé à la menthe à 15 MAD, un jus d'orange frais à 20 MAD. Repas complet autour de 50 MAD, et une terrasse sur trois niveaux d'où observer la place en contrebas, ce qui occupe agréablement un dîner en solitaire.

Dans la kasbah, le Café Clock joue la carte du café culturel, c'est-à-dire un café qui programme aussi des concerts, des contes ou des ateliers. Un plat unique s'y commande sans chercher : une bissara de potiron à 45 MAD, une salade d'agrumes de saison à 70 MAD, le fameux Clock Camel Burger à 110 MAD, addition moyenne autour de 85 MAD. Et les soirées gnaoua du dimanche donnent une raison d'y venir seul et d'y rester : on dîne, puis on écoute. Enfin, en rooftop, terrasse en hauteur, El Kennaria, près de Jemaa el-Fna, aligne des plats de 90 à 165 MAD, addition moyenne 134 MAD, face aux minarets et à l'Atlas. C'est la seule des adresses de ce guide qui se réserve en ligne, même pour une personne.



