Trois facteurs expliquent la mincitude de l'offre thaïe à Marrakech. D'abord, l'absence d'une diaspora thaïlandaise installée : aucun restaurant familial ouvert par une famille thaïe, donc pas de transmission de recettes ni d'approvisionnement communautaire. Ensuite, la logistique : la citronnelle fraîche, le galanga, les feuilles de kaffir, le piment oiseau frais arrivent par importation aérienne, ce qui les réserve aux adresses haut de gamme. Enfin, la demande : le voyageur vient à Marrakech pour la cuisine marocaine avant tout, et le thaï est une option d'appoint pour un dîner qui rompt avec le registre local.
Résultat : le thaï à Marrakech est bien exécuté dans quelques adresses hôtelières ou rooftop, mais le format 'restaurant thaï de quartier avec carte exhaustive à 150 MAD' n'existe pas. Il faut soit accepter le ticket plus élevé d'une adresse sérieuse, soit ajuster l'attente sur un asiatique-fusion honnête qui n'est pas un thaï strict.