
Les meilleurs restaurants français de Marrakech
À Marrakech, le mot « français » sur une devanture promet rarement un bistrot parisien.
À Marrakech, le mot « français » sur une devanture promet rarement un bistrot parisien. La vraie cuisine française de la ville tient à trois choses : la tradition café-bistrot de Guéliz, le quartier né sous le protectorat, où Kechmara (environ 140 MAD par personne) sert brunchs et déjeuners sans façon ; les dîners-clubs qui se disent français, comme l'Epicurien (environ 350 MAD, réservable), où l'on vient surtout pour la soirée ; et les tables gastronomiques à carte des vins, La Sultana (environ 450 MAD) dans un palais de la Médina, Naama (environ 290 MAD) en rooftop. Les vrais bistrots et brasseries dédiés existent, mais c'est une petite scène spécialisée, en grande partie hors du circuit de réservation en ligne. Voici comment trier, par envie et par budget.
Les 4 adresses qui comptent
Cabaret & Dîner ClubEpicurien
Hivernage — Français — €€
Fine DiningLa Sultana
Médina — Marocain — €€
Rooftop MédinaNaama
Médina — Méditerranéen — €€
Du strictement traditionnel au spectacle
- 0%
Traditionnel
— la recette, rien d’autre
Le café-bistrot de quartier, héritage du Guéliz dessiné sous le protectorat : terrasse de trottoir, carte sans façon, brunch du week-end. C'est ce qui se rapproche le plus d'un vrai bistrot à Marrakech.
ChezKechmara - 33%
Moderne
— même cuisine, lecture actuelle
La table gastronomique à vraie carte des vins, où la technique et le produit comptent : cuisine soignée, cave sérieuse, esprit continental dans un palais de la Médina ou sur un rooftop.
- 100%
Spectacle
— dîner mis en scène
Le dîner-club qui se dit français : on y vient pour la soirée, le cabaret et la piste autant que pour l'assiette, souvent dans un décor de palais. L'étiquette française y est un positionnement, pas une cuisine.
À chacun son adresse
Manger français à Marrakech : prix, plats et codes
L'offre étiquetée française se range en trois fourchettes qui n'ont presque rien à voir entre elles. Comptez 100 à 160 MAD par personne pour le café-bistrot de quartier, ce restaurant de coin de rue sans chichi où l'on prend un brunch, une salade ou un plat du jour (Kechmara, autour de 140 MAD, en est le modèle à Guéliz). Comptez 300 à 450 MAD pour un dîner-club français ou festif, ces adresses qui mêlent restaurant et soirée (La La La autour de 300 MAD, l'Epicurien autour de 350 MAD), où l'on vient pour l'ambiance autant que pour l'assiette. Et comptez 290 à 450 MAD pour une table gastronomique de palais ou de rooftop, cuisine soignée et carte des vins (Naama autour de 290 MAD, La Sultana autour de 450 MAD).
Côté assiette, la cuisine française au sens strict tient à peu de choses : une carte courte, une entrée, un plat, un dessert, et une vraie carte des vins. C'est exactement ce qui manque aux tables les plus tape-à-l'oeil. Le repère est simple. Un vrai bistrot, ou une brasserie, ce grand café-restaurant à carte de classiques, assume une sélection resserrée et un service au verre. À Marrakech, l'étiquette « français » désigne le plus souvent autre chose : une table internationale festive, ou un palais à touche continentale. L'alcool, lui, coule partout sur ce créneau, du verre de côtes-du-rhône au cocktail. Pour le prix d'un bon marocain de riad, vous avez donc trois options derrière le même mot : le café de quartier décontracté, la soirée à grand spectacle, ou la table de palais. Trois expériences, une seule étiquette sur l'enseigne, et c'est le piège à connaitre avant de réserver.
À voir dans ce registre
Chapitre
Les meilleures tables françaises, par envie
Il n'y a pas un meilleur français à Marrakech, il y en a un par envie. Pour un café-bistrot de quartier, Kechmara (environ 140 MAD, 4.3 sur 945 avis) est le QG de Guéliz. Pour une soirée française festive et réservable, l'Epicurien (environ 350 MAD, 4.6 sur plus de 7500 avis) domine. Et pour une table gastronomique à carte des vins, visez La Sultana (environ 450 MAD), palais cinq étoiles de la Médina, ou Naama (environ 290 MAD), rooftop gastronomique. Les familles ci-dessous trient le reste.
Le café-bistrot de Guéliz
C'est à Guéliz, la ville nouvelle dessinée sous le protectorat français, que survit la tradition du café à la française. Kechmara (environ 140 MAD, 4.3 sur 945 avis) en est le coeur : un café-restaurant-bar sur deux niveaux, grande terrasse de trottoir, expositions d'art qui tournent, et une carte internationale sans prétention (salades, pâtes, burgers, tajines), plats à partir de 50 MAD. Personne ne vous dira que c'est de la grande cuisine, et la maison ne le prétend pas. Le produit, ici, c'est le lieu : on y prend un café le matin, un déjeuner à midi, un verre le soir. Le brunch du week-end est une institution du quartier ; arrivez avant 11h pour une table en terrasse. C'est l'adresse la plus proche d'un vrai bistrot de quartier que la ville propose, et la plus honnête sur ce qu'elle est. Autour, Guéliz vit à l'heure de l'apéro et des prix affichés, loin du marchandage de la Médina.
Les dîners-clubs qui se disent français
Le gros des adresses qui revendiquent le « français » sont en réalité des dîners-clubs, ces restaurants qui virent à la fête au fil de la soirée. L'Epicurien (environ 350 MAD, 4.6 sur plus de 7500 avis) est le plus établi : installé au complexe Es Saadi, à l'Hivernage, il enchaine dîner, cabaret, DJ et piste de danse dans une salle vaste et bien réglée. La cuisine est internationale, soignée dans le dressage, mais ce n'est pas pour elle qu'on vient. Le conseil de la maison vaut d'être suivi : pour dîner en conversation, arrivez à 20h, parce qu'après 22h le spectacle et la musique prennent le dessus. La La La (environ 300 MAD), sur la route de l'Ourika, joue la même partition en version « française moderne » : décor contemporain qui tranche avec les palais orientaux, carte colossale de plus de 300 plats allant de 200 à 2700 MAD. Méfiez-vous du chiffre qui brille : son 4.9 ne repose que sur 146 avis, contre plusieurs milliers ailleurs, donc à pondérer. L'adresse est aussi excentrée, prévoyez le taxi retour. Dans les deux cas, l'étiquette française est un positionnement plus qu'une cuisine. Ce sont de belles soirées, pas des dîners de bistrot.
Les tables gastronomiques et de palais
Le troisième visage du français à Marrakech, c'est la table gastronomique, là où la technique et la carte des vins comptent vraiment. La Sultana (environ 450 MAD) occupe un hôtel cinq étoiles, un palace, de la Kasbah, en Médina, la vieille ville intra-muros : la cuisine y est marocaine raffinée, mais l'adresse tient surtout l'une des meilleures caves de la vieille ville, références marocaines et françaises comprises, dans un esprit de table continentale et un service de palace. Sa note de 4.7 ne repose que sur 75 avis, signe d'une maison confidentielle plus que d'un consensus large. Naama (environ 290 MAD), rooftop de la Médina, pousse la cuisine marocaine vers le gastronomique avec des cuissons précises et de vrais produits, dans un cadre bohème chic. Deux palais-spectacles complètent le tableau du côté festif et continental : le Palais Jad Mahal (environ 350 MAD, 4.1 sur plus de 4000 avis), décor de mille et une nuits, et Le Grand Bazar (environ 140 MAD, 4.8 sur plus de 6400 avis), dîner-spectacle en terrasse sur Jemaa el-Fna. Les deux affichent une carte marocaine et internationale ; le « français » n'y est qu'une ligne de la carte, pas l'identité de la table. Pour un vrai repas à la française, restez sur La Sultana ou Naama, et gardez les palais-spectacles pour le décor et l'ambiance.
« Français » à Marrakech : ce que ça veut vraiment dire
Le vrai piège du « français » à Marrakech tient à un mot mal employé. L'étiquette couvre surtout des dîners-clubs internationaux comme l'Epicurien ou La La La, et des palais à touche continentale, mais presque jamais le bistrot de coin de rue qu'un voyageur français a en tête. Cela ne veut pas dire que les vrais bistrots n'existent pas. La scène des bistrots et brasseries dédiés est réelle : Le Tire Bouchon, Le Loft et L'Ô à la Bouche du côté de Guéliz, ou La Grande Brasserie de la cheffe Hélène Darroze au Royal Mansour pour le haut de gamme. Mais elle reste petite, spécialisée, et en grande partie hors du circuit de réservation en ligne, ce qui explique qu'on la trouve mal quand on cherche vite.
La règle pour s'y retrouver tient en deux temps. Pour un repas français au sens strict, carte courte et carte des vins, visez le café-bistrot (Kechmara) ou une table gastronomique (La Sultana, Naama). Pour une soirée, les dîners-clubs qui se disent français assument l'international et le spectacle ; allez-y pour ça, pas pour une blanquette. Un dernier repère, le même que pour l'italien : méfiez-vous des cartes interminables. Une adresse qui aligne 300 plats, des sushis aux tajines en passant par le foie gras, ne maitrise pas une cuisine française, elle ratisse large. Une carte courte qui change avec le marché, à l'inverse, est presque toujours bon signe. Le mot sur l'enseigne ne vous dit rien ; la longueur de la carte, beaucoup.
À voir dans ce registre
Chapitre
Réserver une table française
Une partie seulement de ces tables se réserve en ligne, sans appel ni acompte. Côté réservable, l'Epicurien (complexe Es Saadi) est la valeur sûre pour une soirée française festive, et La La La (route de l'Ourika) ajoute l'option dîner-club moderne, à condition d'accepter une adresse excentrée et un ticket qui grimpe vite. Les deux palais-spectacles, le Jad Mahal en Médina et Le Grand Bazar sur la place Jemaa el-Fna, se bloquent aussi en quelques secondes et restent les choix les plus simples pour un dîner avec spectacle. Toutes ces adresses affichent leurs disponibilités et se règlent sur place.
Les tables les plus intéressantes pour la cuisine, elles, ne passent pas toutes par la réservation en ligne. Kechmara se prend sans réserver en semaine, mais visez tôt pour le brunch du week-end. La Sultana demande une réservation, souvent obligatoire, et Naama la recommande vivement : ce sont de petites salles, et les terrasses partent en premier. Gardez un réflexe : si vous repérez ailleurs une adresse présentée comme un bistrot ou une brasserie, vérifiez d'abord que c'est une vraie table française et non un dîner-club de plus, puis appelez à l'avance, car les meilleures places du week-end se prennent d'avance.
L'essentiel à retenir
Un repère par envie : Kechmara pour le café-bistrot et le brunch de Guéliz, l'Epicurien pour la soirée française réservable, La Sultana ou Naama pour la table gastronomique à carte des vins, le Jad Mahal ou Le Grand Bazar pour le dîner-spectacle. Budgétez 100 à 160 MAD pour le café de quartier, 300 à 450 MAD pour un dîner-club, 290 à 450 MAD pour une table gastronomique. Et la règle qui résume tout : à Marrakech, « français » veut le plus souvent dire dîner-club international ou palais à touche continentale, tandis que les vrais bistrots et brasseries dédiés restent une petite scène, en partie hors réservation en ligne. Visez le café-bistrot ou la table à carte des vins, et fuyez les cartes à 300 plats. Pour aller plus loin, parcourez tous les types de cuisine à Marrakech, explorez les restaurants de Guéliz ou les restaurants de la Médina, comparez les tables de luxe de Marrakech, ou voyez la sélection des meilleurs restaurants de Marrakech.
Deux pièges classiques
L'étiquette « français » qui cache un dîner-club international
À Marrakech, « français » désigne le plus souvent une table festive à spectacle (Epicurien, La La La) ou un palais à touche continentale, rarement un vrai bistrot. Allez-y pour la soirée, pas pour une blanquette.
Les notes brillantes assises sur peu d'avis, et les adresses excentrées
Le 4,9 de La La La ne repose que sur 146 avis (contre plusieurs milliers ailleurs) et l'adresse est sur la route de l'Ourika : addition qui grimpe et taxi retour à prévoir. Pondérez la note par le volume d'avis.
7 résultats
Les 8 cuisines côte à côte
Française
Plat iconique
Café-bistrot, dîner-club, table de palais
Ticket moyen
140–450
Profondeur
Étroite : 7 adresses, aucun bistrot dédié
Idéal pour
Une soirée festive ou un repas continental







